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Editorial

Après plusieurs années de non-parution, le support des publications scientifiques de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun est de nouveau à la disposition du public intéressé et de la communauté scientifique nationale et internationale. Dans la dynamique d’émergence nouvelle à l’excellence académique et de revitalisation de ses partenariats de par le monde, la vitrine internationale de l’Université de Yaoundé II, voire de l’Université Camerounaise, se devait de faire renaître sa revue. Sous l’impulsion résolue de la nouvelle direction de l’Institut, c’est chose faite avec ce numéro. Il s’agit d’une renaissance et non d’une résurrection.

Renaissance de par la dénomination : hier Revue Camerounaise des Relations Internationales, aujourd’hui Revue Camerounaise d’Etudes Internationales. Cette évolution n’est pas une coquetterie ou une fantaisie. Elle traduit non seulement la mutation de l’offre académique au sein de l’Institut, avec la diversification des filières et, donc, des champs d’intervention des encadreurs : science politique, sociologie et histoire des relations internationales, économie, droit, stratégie, intégration, questions linguistiques, culturelles et sportives, etc. D’un environnement intellectuel dominé par l’approche politiste des questions internationales, l’IRIC est passé à un creuset d’approches plurielles mais complémentaires de la scène internationale. Cette diversification complémentaire est exprimée plus adéquatement par le vocable "études internationales". Si ce premier numéro devait susciter une discussion théorique sur la différence entre les "relations internationales" et les "études internationales", ce serait déjà un motif de satisfaction dans le cadre de la relance de la revue.

Renaissance de par le design, la revue ayant abandonné son visage austère pour avoir une présentation plus agréable, et aussi plus professionnelle, de manière à créer durablement une identité de notre support de production, du moins l’espère-t-on.

Renaissance épistémologique car, au-delà de la haute teneur scientifique attendue des contributions, l’orientation des travaux doit être résolument internationale et, autant que faire se peut, africaine. En fait, il s’agit pour la revue de refléter ce qu’est l’Institut depuis sa création, une structure vouée à la formation des diplomates africains, des hauts cadres africains compétents sur les questions internationales. Quel que soit le champ scientifique de l’auteur, toute contribution sera orientée par ces éléments axiologiques.

La Revue de l’IRIC n’est pas la propriété des politistes, des économistes, des juristes, des spécialistes de stratégie ou de géopolitique, etc ; elle est la revue de toutes les sensibilités intellectuelles, pourvu qu’elles aient, dans leur contenu substantiel et leur traitement méthodologique, une dimension internationale clairement analysée et une sensibilité africaine, un intérêt ou une portée pour le destin de l’Afrique. Voici venue la Revue Camerounaise d’Etudes Internationales. A nous tous de la soutenir pour lui assurer une pérennité.

Pr. Alain Didier OLINGA

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