Accueil > Nos Experts > Publications
Français/English
English version

La Constitution de la Rpublique du Cameroun

Comme tout texte juridique, la loi constitutionnelle adoptée en 1996 en révision de la Constitution du 2 juin 1972 procède d’un contexte social et historique précis, d’une configuration des forces données. Le texte semble avoir adopté un peu tard, en décalage par rapport à la pression politique et populaire des années de braise, un moment où la superstructure politique en place, après avoir fortement vacillé, reprenait progressivement de sa superbe, au point d’être en mesure d’ignorer plusieurs éléments du consensus minimal issu de la Tripartite. Il n’est nullement excessif de dire que c’est à peu près dans l’avant-projet Owona que l’on retrouve le souffle du consensus constitutionnel minimum issu de la Tripartite. A partir du moment où cette trajectoire a été déviée, le processus constitutionnel a pris le visage d’une révolution conservatrice, mettant à profit certaines techniques du constitutionnalisme rédhibitoire analysé naguère par le Pr. Owona.

Une décennie après la promulgation de la dernière loi portant révision de la constitution de 1972, toutes les institutions créées ne sont pas encore mises en place, et certaines parmi celles qui ont déjà été organisées ne sont pas encore pourvue de personnes chargées de les animer. Il en est ainsi selon le cas des régions, du Sénat par voie de conséquence, du Conseil constitutionnel, des tribunaux administratifs, des juridictions inférieures de comptes. Ce processus de tribunaux administratifs, des juridictions inférieures de comptes. E processus de mise en œuvre est soumis au principe de progressivité énoncé à l’article 67 alinéa 1 de la Constitution. La Constitution n’est donc pas encore mise en état de déployer tout son potentiel de régulation de la société politique.

Né le 15 septembre 1966, Alain Didier Olinga est docteur en droit public (nouveau régime) de l’Université de Montpellier I (France) et titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR) en droit.

Chef du département de droit international de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) dont il est un enseignant permanent, l’auteur y enseigne les disciplines relevant de cette branche importante du droit.

Auteur de nombreux articles parus dans des revues nationales et internationales africaines et européennes, il est, entre autres, membre du Groupe de travail de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur les droits économiques, sociaux et culturels. Marié et père de trois enfants, le Dr Olinga est depuis mai 2003 Chevalier de l’Ordre National de la Valeur.

Accueil     |      Plan du site      |      E-Mail      |      Contact

Mentions Légales