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Historique

QUELQUES REPERES HISTORIQUES DE L’IRIC

Pour le continent Africain, le 20ème siècle est d’abord celui de la décolonisation. Les années 50 et surtout les années 60 ont vu une cinquantaine de pays accéder à la souveraineté nationale, avec des droits reconnus à tous les états libres de la planète. Jusqu’à cette date, ces ex-colonies et territoires ne jouissaient d’aucune prérogative diplomatique sur la scène internationale, car ils étaient phagocytés par la tutelle coloniale. Avec l’indépendance, naissent ipso facto leurs droits d’exister, de paraître et d’agir de façon autonome dans le domaine des relations internationales. Pour assouvir ce besoin aussi pressant que subit, les états africains se devaient de former des experts en relations et en diplomatie dès leur sortie des fonds baptismaux.

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Direction des Etudes

Le déclic originel venu de Genève

« Dès le début des années soixante, la Dotation Carnegie pour la Paix Internationale, en association avec l’Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales (UHEI) de Genève, ont entrepris un vaste programme de formation des cadres diplomatiques et consulaires pour les Etats africains qui, à partir de 1961 accédaient à l’indépendance en nombre croissant. Comme la Dotation Carnegie ne finançait ses programmes que pour un temps limité, il s’est rapidement révélé nécessaire de confier la formation des diplomates africains à une institution permanente située évidemment sur le continent africain.

Pourquoi le choix du Cameroun et de sa capitale Yaoundé ?

Ainsi est née l’idée de créer l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC). Yaoundé, capitale du seul pays africain officiellement bilingue se prêtait à merveille pour accueillir le siège de cette institution académique. Cette école devait dispenser un enseignement bilingue et former simultanément des diplomates des pays francophones et anglophones. Elle devait ainsi contribuer à surmonter la barrière linguistique qui scindait en deux l’Afrique de l’époque coloniale.

Orientation académique de départ Grâce aux efforts conjugués du Gouvernement camerounais, de la Dotation Carnegie et de l’UHEI, l’IRIC commença à fonctionner en 1972 comme institution camerounaise à vocation internationale. L’institut était conçu comme un établissement académique post-universitaire (postgraduate). L’Institut était conçu comme un établissement académique post-universitaire (postgraduate). Il devait également accueillir des stagiaires diplomatiques venant parfaire leur formation professionnelle. Dès le début, trois principes présidaient à l’enseignement qui y était dispensé, à savoir : l’interdisciplinarité, la rigueur académique et enfin la concentration sur des problèmes d’un intérêt particulier pour l’Afrique. Ces principes étaient appliqués aux travaux écrits des étudiants, en particulier aux mémoires de diplôme élaborés au cours de la dernière année d’études dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire ».

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Bloc Administratif

Suivi diligent du Gouvernement camerounais

« L’histoire d’une institution telle que l’IRIC ne saurait être écrite sans la prise en compte du fait que sa naissance coïncide avec l’ambition du Cameroun de jouer un rôle majeur en Afrique. Membre fondateur de l’OUA, le Cameroun est particulièrement honoré par la désignation de l’un de ses fils, Nzo Ekangaki au secrétariat général de l’organisation panafricaine en 1972. La première promotion de l’IRIC est en effet celle de l’année académique 1972-1973 » . Il en ressort que tout au long de la vie de l’institution, le gouvernement du pays hôte a organisé et fait appliquer un suivi de son développement. Une telle attention s’est trouvée largement justifiée par la nécessité pour le pays hôte d’initier et d’encourager les mutations successives de l’établissement, tant au plan structurel qu’au plan de son orientation stratégique.

Mutations successives.

Des mutations en effet, il y en a eu, formalisées très souvent par des textes réglementaires du gouvernement camerounais. Les quatre textes organiques les plus importants dans cette optique sont les suivants :

  • le décret n° 71/DF/195/BIS du 24 avril 1971 portant création de l’IRIC ;
  • le décret n° 85/743 du 27 mai 1985 modifiant certaines dispositions du précédant ;
  • l’arrêté n° 0018/MESRES/DES du 25 juin 1985 portant organisation administrative de l’Université de Yaoundé II.

Missions statutaires précisées et renforcées.

Ces textes ont eu pour effet pratique de reprendre pour les souligner, les deux missions statutaires assignées à l’IRIC dès sa création, en apportant chaque fois les ajouts nécessités par la situation de l’époque concernée. Les missions de base de l’IRIC, il faut bien le rappeler, ont été et restent :

  • la formation et la recherche dans le domaine des relations internationales ; -*le recyclage ainsi que le perfectionnement des agents et cadres des ministères des relations extérieures africains et non africains et de certains ministères techniques ayant une vocation économique, culturelle ou scientifique de coopération internationale.

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